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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Le PDG et l’homme de ménage… ou le management selon Steve Jobs

Le dernier numéro de FORTUNE – à ce jour uniquement disponible sur iPad, donc pas de lien URL à partager avec vous malheureusement – contient un passionnant article sur Apple qui va me donner matière à plusieurs articles. Le premier concerne la culture de la responsabilité individuelle.

Chaque fois qu’un cadre d’Apple accède au rang de Vice President, il rencontre Steve Jobs qui lui tient le discours suivant sous forme d’une parabole : la poubelle de son bureau n’est pas vidée régulièrement et lorsqu’il s’en inquiète auprès de l’homme de ménage, celui-ci lui explique que les serrures ont été changées et qu’il n’a pas la nouvelle clé. Jobs explique alors que c’est une excuse acceptable de la part d’un homme de ménage. Il a le droit d’expliquer pourquoi quelque chose ne s’est pas passé comme prévu.

En revanche, continue-t-il à l’adresse du nouveau VP, les cadres dirigeants n’ont pas ce privilège. “Lorsque vous êtes un homme de ménage, les raisons importent. Mais, quelque part entre l’homme de ménage et le PDG, les raisons cessent d’avoir de l’importance. Ce Rubicon est traversé quand vous devenez VP”.

Un portrait de Steve Jobs composé de produits Apple créé par le célèbre artiste Charis Tsevis pour The Los Angeles Times – (CC) Charis Tsevis

Etant féru de management par la performance, j’adhère pleinement à cette vision de Steve Jobs selon laquelle les résultats comptent plus que tout. Avec un petit bémol cependant : les résultats comptent plus que tout mais seuls les résultats comptent-ils ?

L’approche prônée par Jobs dans sa parabole, si elle est portée à son paroxysme – c’est-à-dire si elle est binaire – risque d’empêcher l’entreprise de comprendre pourquoi elle a échoué et d’en tirer les leçons. Il peut en effet arriver que l’échec ne soit pas explicable par la seule impéritie d’un VP ou, même, ne soit pas évitable. Dans ces cas-là, mieux vaut que l’entreprise en prenne conscience pour éviter qu’elle n’en prenne de nouveau pour son grade à l’avenir. Lorsque les raisons n’importent plus du tout, l’entreprise risque de prendre des décisions contre toute raison.

Mais c’est peut-être trop difficile de demander à une entreprise de l’ère numérique de ne pas appliquer un management binaire… 🙂

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