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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Un dirigeant d’entreprise doit-il être populaire auprès de ses équipes ?

C’est la question que l’on peut se poser à la lecture des derniers sondages d’opinion réalisés sur les grands patrons américains.

Le site Glassdoor s’est fait une spécialité d’évaluer la popularité des dirigeants de grandes entreprises américaines à partir des contributions volontaires de leurs collaborateurs. L’impact médiatique des résultats communiqués par le site est inversement proportionnel à leur rigueur scientifique.

En particulier, la représentativité qualitative et quantitative des sondages effectués pour chaque entreprise ne dépend en aucune manière d’un quelconque suivi méthodologique mais seulement du hasard de la participation. Ladite représentativité est donc inégale d’une entreprise à l’autre comme nous allons le voir.

Quoi qu’il en soit, voici le top 10 des résultats de la dernière livraison de Glassdoor tels que repris par le magazine Forbes :

  1. Tim Cook, Apple, taux d’approbation interne de 97% (deux points de plus que feu Steve Jobs)
  2. Jim Turley, Ernst & Young, 95%
  3. Paul Jacobs, Qualcomm, 95%
  4. Ken Chenault, American Express, 94%
  5. Larry Page, Google, 94%
  6. Paul Otellini, Intel, 93%
  7. Pierre Nanterme, Accenture, 91%
  8. Paul Maritz, VMware, 90%
  9. Howard Schultz, Starbucks, 89%
  10. Blake Nordstrom, Nordstrom, 89%

Tim Cook – (CC) Valery Marchive

Comme le souligne Business Insider, l’une des grandes gagnantes est Meg Whitman qui entre dans le classement avec un taux d’approbation interne de 81% (à comparer aux 67% de son prédécesseur, Leo Apotheker). La performance de Whitman est l’une des moins pertinentes scientifiquement, son taux d’approbation étant mesuré à partir de l’opinion de 163 des 325 000 collaborateurs de HP… Mais il n’y a pas de mal à se faire du bien et Whitman a dû passer une bonne soirée le jour de la publication de l’article de Forbes.

Pour en revenir à la question que je pose dans le titre de cet article, ma réponse sera double :

  • un dirigeant d’entreprise est d’autant plus performant qu’il bénéficie du soutien et donc de la motivation de ses équipes. Mais il est aussi des moments où il doit prendre des décisions impopulaires et il doit alors agir pour le bien de l’entreprise et, partant, pour celui des hommes et des femmes qui la composent plutôt que pour la qualité de son image. Sinon, en voulant faire plaisir à ses collaborateurs et en faisant ainsi passer son intérêt avant le leur, il leur manque de respect ;
  • la meilleure manière, in fine, pour un dirigeant d’entreprise d’être populaire, et ce même dans les situations les plus délicates, est de… communiquer. Un patron qui motive ses décisions les plus ardues, s’explique et affronte les questions de ses collaborateurs se donne toutes les chances de convaincre ces derniers de la pertinence de sa stratégie.

Et quelle est parfois la meilleure manière pour un dircom d’être impopulaire auprès de son PDG : l’enjoindre à s’expliquer auprès des collaborateurs de son entreprise.

La boucle est bouclée !

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