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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Ne les appelez plus les Experts mais les Vulgaires

Il y a décidément un problème avec le management de nos équipes nationales de sport collectif. Après les footballeurs, ce sont désormais les handballeurs qui se fourvoient.

Quelques membres de l’équipe de France de handball ont fêté leur deuxième titre olympique consécutif en détruisant le décor du studio de L’Equipe TV et en déshabillant un journaliste de BFM TV. Vous pouvez voir ces images d’une rare intelligence ci-dessous.

Le plus affligeant est que l’encadrement de l’équipe soit complice de ses exactions. On avait connu Raymond Domenech lisant le communiqué des joueurs de l’équipe de France de football expliquant leur grève de l’entraînement à Knysna. Avec le handball, on passe de la complicité passive à la complicité active : c’est en effet l’entraîneur Claude Onesta qui initie la destruction du décor de L’Equipe TV. Quel bel éducateur que voilà !

Cette complicité de l’encadrement se retrouve dans les commentaires effectués après ces deux incidents. L’exquis Claude Onesta explique ainsi : “Il faut ramener ça à ce qui était une soirée d’après-match“. Le Directeur technique national, Philippe Bana, souligne pour sa part : “Effectivement, les studios ont été secoués, on s’en excuse, c’était dans l’euphorie de la victoire“.

Ainsi donc, pour les managers du handball français, l’euphorie de la victoire justifie tous les comportements. Le message du handball olympique à la jeunesse est que l’on peut tout casser quand on est content et que l’on peut tout se permettre lorsqu’on gagne. Magnifique leçon.

Nicolas Karabatic, que l’on retrouve dans ces deux hauts faits d’armes, répétait bêtement à l’envi “on fait la fête”. Il est consternant que, chez ce garçon, la fête passe à chaque fois par un pouvoir exercé lâchement sur un individu sans défense devant le nombre et le prestige olympique de ses assaillants.

Certains ont aussi vu dans le saccage du studio de L’Equipe TV une vengeance, notamment de Claude Onesta, contre certains commentaires du journal L’Equipe mettant en question l’aptitude de cette formation à conquérir un deuxième titre olympique. Incidemment, si chaque titre olympique doit nous offrir ce genre d’images, j’espère que ce deuxième sacre sera en fait le second.

C’est une hypothèse que le brillant Claude Onesta a confirmée : “Si les journalistes de L’Equipe sont mal à l’aise après ce qu’ils ont dit de nous, moi je n’y peux rien. Qu’il puisse y avoir un peu de revanche, qu’on leur dise ‘écoutez, vous nous avez un peu agacés, vous nous avez bousculés durant la compétition, on va maintenant jouer un peu avec vous’, c’est possible mais franchement ça n’est pas du hooliganisme !”

Les journalistes de L’Equipe sont certainement moins mal à l’aise de ce qu’ils ont écrit que d’avoir vu leur collège de L’Equipe TV apeurée devant les vauriens qui avaient envahi son plateau. Par ailleurs, j’aimerais que Claude Onesta, qui est manifestement plus doué pour le saccage que pour la sémantique, nous donne sa définition du hooliganisme. Enfin, ai-je besoin de rappeler dans quels régimes politiques on règle ses comptes par l’agression avec une presse avec laquelle on est en désaccord ? Sur tous ces points, on ne peut que regretter le comportement d’éducateur exemplaire d’Aimé Jacquet.

Claude Onesta et Nicolas Karabatic resteront à mes yeux parmi les entraîneurs et sportifs français les plus irresponsables et les plus arrogants que nous ayons eu le déplaisir de voir à l’oeuvre. Le comble de l’arrogance, en effet, est de penser que l’on est au-dessus des autres et qu’aucune règle ne vous concerne. Vous pouvez ainsi détruire des plateaux de télévision, déshabiller des journalistes, ce n’est pas grave car c’est juste pour fêter une victoire olympique. Et l’arrogance portée à son paroxysme empêche naturellement la moindre remise en cause. Elle ajoute donc la fierté à la honte.

Du haut de leur Olympe, les handballeurs français se croient l’honneur du sport français. Ils en sont la lie.

Rien ne sert de gagner ces titres, Messieurs, si c’est pour perdre la tête. “A quelques-uns, l’arrogance tient lieu de grandeur“, écrivait La Bruyère dans ses Caractères. Du caractère, la victoire des handballeurs français en manque tragiquement car elle est égoïste : elle est très gratifiante pour ses auteurs mais n’apporte rien de positif autour d’eux.

Dans certains pays, notamment de culture calviniste, le succès donne des responsabilités supplémentaires car il y est considéré que ceux qui ont la chance de réussir doivent être plus exemplaires que les autres. En France, le succès exonère de toute responsabilité. Et c’est ainsi que les réactions aux exactions de ces quelques handballeurs dépravés se font une nouvelle fois trop rares.

Dans notre pays, ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de le souligner (voir notamment ici et ici), on n’attaque pas les gagnants. Ainsi n’avait-on pas mis Zinédine Zidane face à ses responsabilités après son coup de boule fatal en finale de la Coupe du monde 2006. Ainsi ne sanctionne-t-on pas aujourd’hui Onesta et ses débauchés. Par contre, on s’acharne sur les équipes de France de football 2010 et 2012 parce qu’elles ajoutent la défaite à l’indignité. En France, on peut donc se déshonorer et déshonorer son maillot national à condition de gagner.

Ces exactions feront au moins un heureux : Samir Nasri a en effet un avenir tout tracé s’il n’arrive pas à convaincre Didier Deschamps de la pertinence de son retour en équipe de France de football. Au sein de l’équipe nationale de handball, il ferait partie des gentlemen. Un rôle certes nouveau pour lui mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

7 commentaires sur “Ne les appelez plus les Experts mais les Vulgaires”

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Tout à fait de ton avis Christophe ! Je partage à 100% le coup de sang de Superception: la tendance de nos sportifs les plus connus à concentrer leur énergie et leur agressivité contre les médias et les journalistes devient hélas un dénominateur commun à toutes nos équipes nationales.
Pour un coach, les rancunes recuites peuvent certes constituer des moteurs de mobilisation et de réussite en compétition, mais il faut savoir les dépasser une fois hors du terrain. Et la destruction de studio + le “journalist bashing” témoignent d’un état d’esprit inquiétant : les médias seraient bien avisés de pratiquer un peu la politique de la salle de presse vide… car ces “champions” aux petits pieds ont la grosse tête !

Qui casse paie. C’est ce que fera M.Onesta, il a présenté ses plates excuses dans un communiqué le 18 août. Incident clos.
Vous nous présentez un spectacle de 3e mi-temps qui n’a finalement aucun intérêt.
Oui, vous pouvez leur reprocher cette table retournée et cette chemise arrachée, mais remettons les événements dans leur contexte; il est 01h53 à la pendule de la chaîne (à cette heure les enfants sont couchés, pour le manque d’éducation et de pédagogie, vous n’étiez pas sérieux j’espère), les joueurs font la fête avec les supporters (pas d’accident de la circulation à noter, aucun blessé), et l’entraîneur est très remonté contre le journal affilié à cette chaîne (un quotidien sportif qui a autant de pouvoir que la Pravda du temps de l’URSS, qui ne donne pas assez de place à ce sport dans ses colonnes, même après tant de titres, qui s’est trompé sur toute la ligne et a tiré à boulets rouges sur cette équipe avant et pendant la compétition).
Il fallait bien rattraper le coup et faire venir les handballeurs pour la 3e mi-temps dont on sait depuis bien longtemps qu’ils sont aussi spécialistes, c’était pour cette chaîne une occasion en or de faire le « buzz », de provoquer et d’exploiter les débordements. Les handballeurs et leur encadrement sont tombés dans le panneau. La presse aura toujours le dernier mot.
Un journaliste était-il indispensable en ce moment et en ce lieu? Quel est le véritable but d’inviter toute une équipe victorieuse en pleine nuit? C’était un débordement presque calculé, l’omniprésence des médias dans chaque acte de nos champions nous amène parfois à des images regrettables comme celles-ci.
Vous voudriez cependant nous faire oublier que l’équipe de France de hand-ball, c’est depuis 2008, 2 médailles d’or aux JO, 2 championnats du monde, 1 championnat d’Europe. Cette équipe a, par la pérennité de son palmarès et par l’héritage qu’elle a reçu de la génération précédente, montré le professionnalisme des membres qui la composent, au moins reconnaissons leur l’indispensable travail et l’humilité pour maintenir à ce niveau le hand-ball français, ne les jugeons pas uniquement sur des images d’une fête trop arrosée. Que sont ces 2 minutes d’égarement par rapport aux longues séances d’entraînements, aux matchs où leur comportement a été particulièrement exemplaire? Est-ce suffisant pour les mettre plus bas que terre et en profiter pour brasser de l’air sur les travers de vos compatriotes?
Ils sont bêtes mais pas arrogants. Un cas avéré d’arrogance, c’est davantage pour moi cette basketteuse américaine qui mit un ballon dans son propre panier en pleine finale olympique, en guise de démonstration pour ses adversaires, lors d’un arrêt de jeu. Vous avez sauté sur l’occasion pour vous permettre d’être insolent et méprisant avec des gens qui selon moi ne l’ont pas mérité. En terme d’arrogance, les handballeurs français n’ont finalement rien à vous envier.
Soyez honnêtes, dites plutôt que vous n’aimez pas la France, les français, le hand-ball, les sports collectifs en général, que vous avez une copine qui travaille à l’équipe TV, que sais-je encore ? Une tempête dans un verre d’eau. C’est tout ce que vous a inspiré cette quinzaine londonienne?
Vivement un commentaire sur Renaud Lavillenie ou Tony Estanguet !

Cher riphifhy,
Votre commentaire est si riche – ou du moins si long – que je vais y répondre point par point afin de n’omettre aucune de vos remarques :
– avant de présenter ses excuses, sous une petite pression médiatique et certainement une pression supplémentaire de sa Fédération, Claude Onesta a commencé par justifier son geste. Contrairement à vous, je ne lui accorde donc aucune grandeur d’esprit sur ce coup ;
– la troisième mi-temps, à mon sens, consiste à faire la fête avec ses copains partenaires et adversaires parfois (cf. le rugby), pas à détruire l’outil de travail ou à déshabiller autrui ;
– je suis très sérieux lorsque je parle de pédagogie car, même si la scène a eu effectivement lieu à 1h53 du matin, elle a été reprise en boucle sur Internet et beaucoup de médias classiques, et ce précisément parce qu’elle était anormale, bien au-delà d’une troisième mi-temps classique ;
– le fait que l’entraîneur ait été remonté contre L’Equipe constitue à mes yeux une circonstance aggravante car on ne se “venge” pas d’articles qui vous déplaisent en agressant une journaliste en train de faire son travail et en détruisant son outil de travail. Si le pendant de la liberté de la presse est la liberté d’agresser la presse, notre Société est en bien mauvais état ;
– vos critiques à l’égard de L’Equipe sont l’expression de votre liberté de parole et c’est très bien ainsi. Respectez donc aussi la liberté de parole de ce journal dont la lecture ne vous est pas imposée et dont le monopole comme seul quotidien sportif est le résultat du vote des lecteurs français avec leur porte-feuille (L’Equipe a en effet fait face à quelques concurrents dans son histoire dont aucun n’a survécu). La comparaison avec la Pravda est donc aberrante sur la forme – concurrence libre avec choix du lecteur contre journal imposé par un pouvoir totalitaire – et sur le fond – L’Equipe n’a aucun autre pouvoir que celui de rendre compte de l’information et de partager l’opinion de ses journalistes qui, comme vous et moi, peuvent se tromper ;
– l’argument de la méchante presse qui a provoqué les handballeurs pour ensuite les accuser est contredit par l’attitude de la journaliste sur le plateau qui était apeurée, ce qui a d’ailleurs été relevé par un des sympathiques et élégants handballeurs pendant qu’ils détruisaient la table (revoyez votre vidéo favorite) ; 🙂
– ce n’est pas toute l’équipe de handball qui, apparemment, était présente mais seulement une partie. Quant à la présence indispensable ou pas des journalistes, cette remarque doit être du deuxième – ou du troisième – degré étant donné que la scène ne s’est pas passée dans le vestiaire des handballeurs mais sur le plateau de L’Equipe TV où il est pour le moins légitime que les journalistes soient présents ;
– le palmarès de l’équipe de France de handball n’a rien à voir avec le problème de valeurs que je soulève dans mon article et, comme je le souligne, il constitue même un facteur aggravant : plus on est visible, plus on doit être exemplaire. C’est très bien d’être de grands professionnels sur le terrain – et ils ont toute mon admiration à cet égard – mais ce serait encore mieux s’ils ne pensaient pas que (i) le succès leur donne tous les droits et (ii) la fête passe par l’humiliation d’autrui. Vous avez vu Teddy Riner, Yannick Agnel, Renaud Lavillénie ou Tony Estanguet se comporter ainsi, vous ? Moi, pas ;
– j’ai donné mon éclairage sur le comportement d’une partie d’une équipe que j’ai trouvé arrogant et cela n’exclut pas d’autres cas d’arrogance – désolé de ne pas pouvoir être exhaustif à cet égard même si j’ai aussi évoqué sur Superception le cas d’Usain Bolt ;
– le fait que je ne défende pas le même point de vue que vous vous conduit à me qualifier d’arrogant parce que j’ai osé critiquer nos handballeurs. Donc, pour vous, pas plus que la presse (cf. supra), les citoyens français n’ont-ils le droit de s’exprimer librement ? Au moins ai-je pour ma part le courage de défendre mes opinions en les signant de mon vrai nom et pas d’un pseudo ;
– et, bouquet final, étant donné que je ne suis pas d’accord avec vous, en sus d’être arrogant, je n’aime pas la France, les Français, les handball, les sports collectifs en général et ma copine travaille à L’Equipe TV (ce qui semble être à vos yeux le comble de l’abjection). Désolé, tout cela est faux mais, si cela vous fait plaisir de le croire, je ne me sens pas le coeur de vous décevoir. Je conseille donc sur le champ à mon épouse d’envoyer son CV à L’Equipe TV ; 🙂
– je ne peux pas vous le reprocher au vu de votre opinion sur cet article mais vous ne lisez pas assez Superception : j’ai en effet rédigé plusieurs articles enthousiastes sur les Jeux Olympiques et en particulier sur les valeurs exemplaires portées par d’autres athlètes. Désolé, je crois que L’Equipe a dû aussi évoquer ces sportifs dans ses colonnes.
Sans rancune et vive le sport comme disait l’autre. 🙂
Xophe

Bonjour,
Libre à chacun d’utiliser comme il le souhaite les nouveaux supports de communication. Libre à vous d’exprimer vos opinions et libre à moi d’y répondre, sous couvert d’anonymat, par confort et par protection.

Je reconnais mes débordements stériles sur la place qu’occupe le journal sus-cité, je regrette également les termes de mon dernier paragraphe car je pensais davantage à des éventuels intérêts professionnels avec ce journal, et non des liens d’ordre privé.
Je maintiens le terme d’arrogance, après lecture de votre réponse j’ajoute condescendance. D’une part, je ne vois pas quelle crédibilité et quelle légitimité vous détenez pour occulter 99% de l’espace temps de cette groupe et de juger la conduite de sportifs en dehors du terrain (en passant, je vous remercie de m’expliquer ce qu’est une 3e mi-temps “classique” selon vous); d’autre part, le mépris assumé que vous avez manifesté dans votre article apparaît totalement démesuré et déplacé à l’égard des handballeurs français, “la lie du sport français”, leur souhaitant la défaite. Que peut-on souhaiter de pire à un compétiteur?

Ces incidents ne sont survenus ni en cours de compétition, ni en période de préparation, et ni au cours d’une conférence de presse.

Par ailleurs, vous ne manquerez pas de me dire si je me trompe, mais les 3e mi-temps de Teddy riner, Renaud Lavillenie ou Tony Estanguet n’ont pas fait l’objet d’un direct sur l’équipe TV. L’ère Internet impose aujourd’hui la perfection et l’excellence absolues, aucun pardon n’est donc plus possible, et vous vous êtes empressés de jeter la première pierre.
La connivence entre médias et athlètes lors de ces fameuses 3e mi-temps ne vous autorise pas à vous déchaîner si facilement contre ces comportements stupides, dans l’unique but de servir une vision des choses dont je n’ai pas encore saisi le sens. Pour cela, il faudrait effectivement que je lise plusieurs de vos articles…Je vous dis donc à très bientôt.

Cher riphifhy,
Je vous trouve remarquable. Vous vous en prenez à moi personnellement (et à mon épouse), vous me faites des procès d’intention, vous me dites ce que j’ai le droit et pas le droit de penser, vous m’accusez de tous les maux parce que j’ai le malheur de ne pas être d’accord avec vous et vous travestissez mes propos (je n’ai par exemple jamais écrit souhaiter la défaite des handballeurs français). Et vous prononcez toutes ces sentences en restant courageusement abrité derrière l’anonymat de votre pseudonyme. Cependant, c’est encore moi que vous trouvez le moyen d’accuser d’arrogance et de condescendance !
Je suis honoré – bien qu’étonné – de susciter une telle ire chez vous. Je crois néanmoins qu’il serait plus sain pour notre discussion que vous laissiez de côté vos excommunications personnelles à quatre sous afin d’échanger sur des arguments.
Or, à cet égard, les quelques points que vous faites valoir au milieu de vos accusations gratuites ne m’ont pas convaincu :
– je suis désolé de devoir repréciser que vous occultez une différence majeure entre le dérapage des handballeurs sur le plateau de L’Equipe TV et une troisième mi-temps : ladite troisième mi-temps ne se passe pas sur un plateau de télévision et n’est donc pas visible de tout un chacun ! Les célébrations de Riner, Lavillénie, Estanget & Co. sont restées dans la sphère privée et leurs éventuels accès de joie n’ont donc pas eu d’impact sur le public. Ils se sont comportés de manière responsable. Le problème avec les handballeurs est que leur double débordement s’est déroulé dans la sphère publique. D’ailleurs, je ne vois pas du tout, contrairement à vous, la différence à cet égard entre une émission de télévision et une conférence de presse ;
– il est beaucoup trop facile d’exonérer les handballeurs de leur responsabilité en disant que d’autres se comportent peut-être de la même manière sans que nous ne le sachions. C’est faire fi du fait qu’il y a des sportifs français exemplaires (Riner, Estanguet…) et d’autres qui le sont moins. En voulant mettre tout le monde au même rang, vous abaissez ceux qui sont des modèles sur et hors du terrain au niveau de ceux qui n’en sont pas sur tous les plans ;
– l’autre problème des dérapages des handballeurs est qu’ils ont ressenti le besoin, pour fêter leur victoire, de dominer, voire d’humilier autrui (la journaliste dont le plateau a été détruit et le journaliste déshabillé). Voilà, à mes yeux, qui relève d’une vraie arrogance ;
– cette affaire n’a aucun rapport avec l’ère Internet. Elle n’est en effet pas le résultat d’images volées par quelqu’un qui aurait assisté à une scène à laquelle il n’était pas censé assister et aurait mis en ligne ces images sur le web. Elle est le résultat d’un double dérapage intervenu en direct à la télévision ! Elle aurait donc pu très bien se dérouler exactement de la même manière avant le développement d’Internet. Le seul changement apporté par Internet est l’écho que cette affaire y trouve, sans oublier naturellement le grand plaisir que nous avons d’échanger à son propos.
A bientôt donc.
Xophe

Bonjour,
Vous souhaitez clairement la défaite des handballeurs français aux prochains JO dans le cas où ce type d’événement se reproduirait. Moi pas. 4 ans d’efforts récompensés contre 2 minutes de bêtise télévisées la nuit d’après, c’est toujours 2 minutes de trop mais à mon sens elles ne suffisent pas pour tout annihiler.

La conférence de presse est toujours planifiée à l’avance, alors que cette émission de 1h53 avait un contenu improvisé et se situait dans une période ambigüe, la sphère publique s’invitant dans la sphère privée. Vous en demandez trop aux handballeurs (exiger d’eux d’avoir un comportement exemplaire au cours d’une 3e mi-temps).

Sentiment d’humiliation de la journaliste? Comparez-le à celui des handballeurs lisant ce journal chaque matin. Karabatic qui touche le journaliste au club France a bien des gestes de domination (le bras sur l’épaule, l’enlacement, puis le déshabillage), ils sont consentis par le journaliste, et à aucun moment interrompus. Ils sont davantage l’expression d’une attitude potache que celle d’une arrogance véritable.

Pour finir, l’ère internet a simplement facilité l’accès de ces images à tous les publics, pas seulement celui de 1h53 sur une chaîne à audience et accès limités. Vous les avez relayées, c’est votre droit et votre responsabilité, pour ma part j’ai trouvé cet acte inutile et votre commentaire complètemet disproportionné.

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