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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de Mark Zuckerberg

Aucune place pour l’idéologie ni la vanité dans le bureau du PDG.

The Wall Street Journal consacre un article passionnant à la mutation du fondateur et patron de Facebook depuis l’introduction ratée de l’Entreprise au NASDAQ en mai 2012. Son action avait alors perdu 25% de sa valeur en 10 jours.

Outre un processus d’introduction largement défectueux, cet accident boursier résultait de l’inquiétude des investisseurs quant au manque de pertinence de Facebook dans l’eldorado numérique du futur : les équipements mobiles (smartphones et tablettes).

L’enquête du quotidien économique révèle la réaction de “Zuck” face à cette grave crise de confiance : plutôt que de s’entêter dans le credo qu’il avait mis en exergue depuis la création de Facebook, il remit en cause ses idées comme ses méthodes.

Mark Zuckerberg - (CC) JD Lasica

Mark Zuckerberg – (CC) JD Lasica

Ainsi, alors qu’il ne prêtait qu’une faible attention au chiffre d’affaires du Groupe pour se concentrer quasi exclusivement sur son nombre de membres, il lança une initiative centrée sur la génération de revenus sur mobiles. Il proposa même d’intégrer des publicités non-sociales – lesquelles ne sont pas liées aux activités sur Facebook des membres auxquels elles sont destinées – dans le sacrosaint fil d’actualités. Cette double mutation stupéfia ses collaborateurs qui, raconte le journal, n’exprimèrent pas leur surprise par crainte que leur patron change d’avis.

De même, Mark Zuckerberg commença à assigner des objectifs financiers à ses équipes alors qu’il avait toujours refusé de le faire pour éviter qu’elles accordent moins d’importance à la satisfaction des membres du réseau.

Enfin, il accepta un certain déclin de l’utilisation de Facebook par ses membres à condition qu’il soit compensé par une progression globale de leur implication (“engagement“) et qu’il permette d’augmenter les revenus publicitaires de l’Entreprise.

Aujourd’hui, l’action de Facebook navigue autour de 54 dollars, une valeur supérieure de 42% à celle de son introduction en Bourse. C’est le résultat de la maturité dont Mark Zuckerberg a fait une nouvelle fois preuve (lire ici un autre exemple à ce sujet), au contraire de ces PDG qui attachent davantage d’importance à la sauvegarde de leur idéologie et de leur vaniteux ego qu’à la performance de l’entreprise qu’ils dirigent.

En management, l’absence de pragmatisme est l’une des fautes les plus lourdes – exception faite, naturellement, des manquements éthiques.

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