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Toute vérité n'est que perception

Ma foi schumpéterienne dans l’avenir de la presse

Je me retrouve en bonne compagnie dans l’affirmation de ce catéchisme.

Marc Andreessen, cofondateur de Netscape et désormais capital-risqueur, a publié sur son blog un article qui affiche le même optimisme que celui que je professe sur Superception à l’égard de l’avenir de la presse et du journalisme. Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous certains de ses arguments, bien plus brillants que les miens.

A ses yeux, l’industrie de la presse (journaux, magazines, télévision hertzienne) a vécu entre 1946 et 2005 dans un environnement monopolistique et oligopolistique. Cette structure industrielle limitait le choix des consommateurs et augmentait de ce fait les prix de vente publicitaires. La force de la presse reposait donc avant tout sur son contrôle de la diffusion de ses contenus.

L'inimaginable avenir de la presse - (CC) Diego da Silva

L’inimaginable avenir de la presse – (CC) Diego da Silva

La fin de cette époque donne naissance à un marché qui est certes extrêmement compétitif mais qui porte aussi des évolutions dont certaines sont très prometteuses.

Ces évolutions sont au nombre de trois :

  1. la diffusion est désormais complètement ouverte, tout un chacun pouvant créer et distribuer des contenus. Le contrôle d’un canal de diffusion ne prodigue plus d’avantage financier ;
  2. des secteurs d’industrie jusqu’à présent autonomes sont dorénavant en concurrence frontale sur le web : journaux, magazines, télévision hertzienne, télévision câblée, agences de presse… ;
  3. la taille du marché accessible par la presse a extraordinairement augmenté.

Les deux premières évolutions ont un effet négatif sur les prix mais, aux yeux de Marc Andreessen, c’est la troisième évolution qui, à terme, décidera de l’avenir de la presse. Andreessen entrevoit ainsi, dans les cinq à dix prochaines années, une industrie à même d’accroître son marché d’un facteur 100 et de diminuer ses prix d’un facteur 10.

Ainsi que je l’explique régulièrement, nous assistons à un changement fondamental des règles économiques et sociétales qui régissent l’univers de la presse. Mais, comme c’est le cas pour toute révolution industrielle, cela n’induit pas que l’ensemble de l’industrie concernée va disparaître : alors que les acteurs incapables de s’adapter vont péricliter, de nouveaux champions vont naître.

Contrairement au pessimisme ambiant, le pari que Marc Andreessen – et, beaucoup plus modestement, votre serviteur – faisons est que la destruction à laquelle nous assistons sera créatrice de valeur. De l’émergence de BuzzFeed aux premiers succès numériques du New York Times, cette foi schumpéterienne produit d’ores et déjà quelques miracles…

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