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Toute vérité n'est que perception

La leçon de management du coach de Sampras et Federer

Paul Annacone, coach de Pete Sampras durant sept ans et de Roger Federer depuis un an, livre un éclairage très instructif dans le dernier numéro de L’Equipe Magazine sur ce qu’il a appris auprès des deux plus grands joueurs de l’histoire du tennis.

“J’ai surtout appris à gérer les hauts et les bas. Comprendre les émotions des joueurs m’a beaucoup aidé. On se perd facilement si l’on ne sait pas remettre les choses en perspective. Aider le joueur à accueillir les défaites et les victoires avec la même distance. Parce que, sinon, c’est épuisant mentalement pour lui. C’est important de travailler sur ça. Il est peut-être plus facile de lutter contre un adversaire coriace que contre ses propres appréhensions”.

Roger Federer et Pete Sampras – (CC) vickihuang2001

Je voudrais développer deux idées à partir des propos d’Annacone :

  • si des joueurs comme Sampras et Federer parviennent à mettre en perspective une défaite en finale d’un grand chelem, il doit être encore plus aisé pour nous de prendre avec philosophie les petits aléas inévitables d’un parcours professionnel. J’ai personnellement deux recettes pour ce faire. Primo, avoir connu une expérience personnelle qui fait relativiser la gravité de toutes les autres péripéties que nous pouvons connaître dans nos vies personnelle et professionnelle. Ce n’est certes pas vraiment une recette au sens où l’on ne choisit pas de vivre cette expérience fondatrice mais c’est la meilleure manière de tout remettre à sa juste place. Secundo, ne pas investir toute son estime de soi dans sa vie professionnelle. Si l’on sait que l’on existe par ailleurs, on est d’autant plus détaché vis-à-vis de sa vie professionnelle et – peut-être paradoxalement – d’autant plus investi (car on s’investit pour la passion de ce que l’on fait et pas pour la fiction de ce que l’on veut être) et d’autant plus engagé au service de l’intérêt général de l’entreprise plutôt qu’au bénéfice de sa seule aventure personnelle ;
  • l’adversaire le plus difficile contre lequel nous aurons jamais à nous mesurer n’est autre que nous-mêmes. Je soulignais il y a encore quelques jours ce point dans le parallèle que j’opérais entre alpinisme et management. C’est l’une de mes convictions essentielles : le défi le plus intéressant que la vie nous propose n’est pas de surpasser nos concurrents – même si c’est jouissif – mais de toujours donner son propre maximum.

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