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Toute vérité n'est que perception

Les dirigeants du football français ont le cerveau carré

Diatribe où l’on retrouve notamment, outre nos vedettes du ballon rond, Michel Audiard, Michael Jordan, Jean-Claude Killy, Charles-Maurice de Talleyrand et Oscar Wilde.

Certains reprochent parfois aux footballeurs français d’avoir les pieds carrés. Cette semaine a montré que les dirigeants du football tricolore, peut-être par mimétisme ou solidarité, ont, eux, le cerveau carré.

Cette affliction ne date malheureusement pas des derniers jours (lire ici). Sa permanence depuis plusieurs années est d’autant plus inquiétante qu’elle résiste aux changements de personnes à la présidence de la Fédération française de football (FFF) et au poste d’entraîneur de l’équipe nationale. C’est donc un système qui semble malade, rongé par deux maux débilitants : l’absence de valeurs et le manque de courage.

A mes yeux, l’origine du mal, ainsi que je l’ai déjà noté sur Superception (lire ici), remonte à la finale de la Coupe du Monde 2006 au cours de laquelle Zinédine Zidane fut expulsé après un coup de tête sur l’italien Marco Materazzi. La France, suivant l’exemple du Président Chirac, se réunit pour défendre le Maréchal Zidane dont il ne fallait surtout pas critiquer le comportement ni en termes de valeurs ni dans son impact sportif sur l’issue du match. Le ver fut alors mis dans le fruit du football français et deux principes affirmés par nos élus fédéraux et nationaux : (i) on ne déboulonne pas une star quel que soit son comportement et (ii) la valeur sportive l’emporte sur la valeur éthique.

A défaut d’être exemplaires dans leur déontologie, lesdits élus ont au moins le mérite d’être cohérents dans leur approche. On retrouve en effet ces deux principes à l’oeuvre dans beaucoup de décisions de nos dirigeants footballistiques depuis ce fameux 9 juillet 2006, au premier rang desquelles :

  • la célébration cynique et débridée de la qualification pour la Coupe du Monde 2010 acquise le 18 novembre 2009 au Stade France contre l’Irlande suite à un but entaché d’une double main de Thierry Henry. Comme l’écrivit Oscar Wilde, “le cynique est un homme qui connaît le prix de tout et la valeur de rien” ;
  • les sanctions dérisoires – par rapport à la gravité des faits – infligées aux “mutins” de Krysna après leur grève de l’entraînement le 20 juin 2010 lors de la Coupe du Monde ;
  • le retour progressif desdits mutins en équipe de France symbolisé le 18 mars 2011 par la sélection par Laurent Blanc de Patrice Evra, capitaine et meneur des 23 de Krysna ;
  • les sanctions de nouveau insignifiantes prononcées le 27 juillet 2012 contre Samir Nasri et Jérémy Menez, ainsi que l’absolution d’Hatem Ben Arfa et Yann Mvila, après leur attitude indigne du maillot bleu lors du championnat d’Europe 2012 (lire ici).

Il ne fallait donc pas anticiper une révolution suite à l’interview de Patrice Evra diffusée sur TF1 dimanche dernier, la dernière expression de l’intelligence et de la modestie supérieures de nos footballeurs. Mais, je dois l’avouer, je ne m’attendais pas au festival de lâcheté et d’indignité dont nous avons été doté depuis une semaine.

Pour en comprendre l’ampleur, il convient de rappeler les faits. Il me semble en effet que la culture de l’abandon qui gangrène notre football est désormais si ancrée dans notre Société qu’elle a effacé tous nos repères. Comment en effet ne pas réagir plus vertement face à un joueur qui (i) a déjà un passif extrêmement lourd, (ii) enchaîne les mauvaises prestations sous le maillot bleu et (iii) fait la leçon à la terre entière avec une arrogance, une vanité et une malhonnêteté intellectuelle (notamment sur sa popularité revendiquée, les raisons d’une cabale médiatique supposée et son palmarès) rarement vues.

Mais ce n’est pas cela qui m’a le plus heurté dans cette interview. Ce qui m’a scandalisé est le mépris dont fait preuve Evra dans tous ses propos, mépris à l’égard d’anciens joueurs, de journalistes et de la France entière qui ne le porte pas aux nues. Ce mépris est incarné par une phrase dont personne (dans tous les commentaires que j’ai lus ou entendus) n’a relevé le caractère abject : “c’est pas ces clochards qui vont salir mon image“. Je n’aurais pas cillé si Evra avait affirmé : “c’est pas ces connards qui vont salir mon image“. Mais considérer que le terme de clochard est une insulte qui déshonore et disqualifie son opposant est hideux. C’est même plus choquant à mes yeux que les attaques contre le physique de Pierre Ménès que TF1 a dû couper au montage.

Entendons-nous bien. Je ne fais pas partie de ceux qui sont outrés par le niveau de rémunération des footballeurs parce que je respecte la loi de l’offre et de la demande et que ces salaires et primes ne sont pas financés par l’argent public. Par ailleurs, j’ai un certain respect pour la carrière qu’a accomplie Patrice Evra, notamment au sein de Manchester United, malgré son déficit de qualités naturelles. Cette carrière est certainement le fruit d’un travail et de qualités mentales remarquables.

Mais j’estime que l’on ne peut pas tout se permettre au prétexte que l’on est un footballeur professionnel, et ce quel que soit son niveau de jeu. A cet égard, l’argument mis en avant par les défenseurs d’Evra selon lequel la pression médiatique était trop forte et qu’elle explique la teneur de son interview ignore deux points non négligeables : (i) Patrice Evra est loin d’être celui qui, dans l’histoire du sport, a subi les critiques médiatiques les plus virulentes et (ii) cette critique médiatique (dont je peux comprendre le poids) fait partie des contraintes qui peuvent légitimer le niveau de rémunération des sportifs professionnels les plus exposés.

Manifestement, telle n’est pas l’opinion des dirigeants du football français qui n’ont eu pour seul souci, une nouvelle fois, que d’excuser l’inexcusable. Didier Deschamps a ainsi déclaré comprendre “sur le fond” les propos de son joueur et estimé qu’il “s’agit d’un problème de personnes entre un joueur qui est à bout et quatre commentateurs“. Quant à la Fédération française de football (FFF), elle a publié un communiqué de presse après qu’Evra a été entendu par son Président, Noël Le Graët, et le même Deschamps. Ce communiqué restera dans les annales de la mauvaise foi.

(CC) korobokkuru

(CC) korobokkuru

Outre l’excuse de l’acharnement médiatique et la réduction du problème posé par cette interview à une question de pure forme, la FFF va jusqu’à écrire que Patrice Evra a été victime “d’une longue interview habilement menée pour le pousser à bout et le faire sortir de ses gonds“. Cette affirmation délirante ne tient naturellement aucun compte du fait que, fidèle à lui-même, Christian Jeanpierre a été tout sauf incisif et que Patrice Evra a insisté pour que toute l’interview soit diffusée alors que TF1 (partenaire de la FFF) lui proposait de la censurer en partie.

Le communiqué exprime un désaccord avec la forme et le timing de l’interview d’Evra mais ni désapprobation ni critique ni sanction. Le texte de la FFF illustre d’ailleurs remarquablement les deux maux que j’attribue dans mon propos liminaire aux dirigeants du football français. Il s’approprie la défense de Patrice Evra (manque de courage) et se conclut par une reconnaissance explicite de l’absence de valeurs de la FFF : “dans la perspective de deux matchs décisifs pour l’avenir du football français, le Président Noël Le Graët décide que Patrice Evra reste à la disposition du sélectionneur national“.

Il y a quelques jours, un sondage publié par Le Parisien montrait que 82% des Français n’aiment pas l’équipe de France. Noël Le Graët, toujours emmuré dans son monde parallèle, l’avait trouvé “injuste“. Cher Monsieur Le Graët, l’amour, comme le respect, ne se décrète pas ; il se mérite. Je me souviens avoir entendu un jour Jean-Claude Killy expliquer en substance que “c’est tout à l’honneur du Français d’être génial mais c’est son handicap d’en être persuadé“. Il avait, sans le savoir, donné la meilleure définition du football français actuel, à la seule réserve près qu’il ne peut même pas se targuer d’être génial, n’en déplaise à Franck Ribéry qui agresse celui qui ose affirmer qu’il n’est pas de la même trempe que Lionel Messi et Cristiano Ronaldo (lire ici). Comme disait Michel Audiard, on reconnaît les cons au fait qu’ils osent tout…

In fine, ce feu d’artifices comportemental permanent de nos joueurs de football est le fruit d’une faillite managériale. En effet, je considère que le leader qui ne sanctionne pas les dérives morales de ses collaborateurs en est complice. Les Présidents de la FFF et entraîneurs de l’équipe de France successifs depuis l’inénarrable duo formé par Jean-Pierre Escalettes et Raymond Domenech ont donné un sentiment d’impunité irrépressible aux joueurs français. Ceux-ci ne se comportent d’ailleurs pas à l’identique dans les clubs étrangers dans lesquels ils évoluent car ils savent que Sir Alex Ferguson, José Mourinho ou Pep Guardiola n’auraient pas (eu) la même faiblesse que nos dirigeants hexagonaux.

A cet égard, il se trouve que je suis en train de lire les mémoires (“Eleven Rings: The Soul of Success“, critique à venir sur Superception) de Phil Jackson, le plus grand entraîneur de l’histoire de la ligue professionnelle de basketball américaine (NBA). Jackson a gagné deux titres comme joueur puis onze comme entraîneur (six avec les Chicago Bulls de Michael Jordan puis cinq avec les Los Angeles Lakers). Jackson écrit notamment que “l’essence du coaching est de pointer leurs erreurs à vos joueurs et de les amener à vous signifier qu’ils savent qu’ils ont fait quelque chose de travers. S’ils ne prennent pas conscience de leur erreur, le match est perdu“. C’est un principe qui peut paraître évident : pour se corriger, il faut d’abord être conscient de sa bévue. On peut toutefois se demander, si elle a pu fonctionner avec des stars de l’envergure de Michael Jordan, Kobe Bryant et Shaquille O’Neal, pourquoi cette méthode ne peut pas être appliquée à nos footballeurs. L’ouvrage de Jackson est aussi passionnant sur ce qu’il détaille des qualités de Michael Jordan en matière d’exigence vis-à-vis de lui-même, de respect des autres, de remise en question et de leadership.

Il nous manque ce type de leader depuis longtemps déjà au sein de l’équipe de France, pas seulement sur le terrain mais aussi sur le banc et dans la tribune présidentielle. A cet égard, je continue d’estimer que la grève de Krysna et la manière dont elle a été gérée ont créé une rupture durable entre le football et le public français. J’ai toujours été partisan d’une exclusion à vie des 23 de Krysna de l’équipe de France et le demeure plus que jamais lorsque je vois la manière dont certains d’entre eux mettent à profit la faramineuse deuxième chance qui leur a été donnée. Je préfère en effet supporter une équipe qui, éventuellement, perd dans l’honneur qu’une équipe qui se vautre dans le déshonneur.

Il est un autre sujet où les dirigeants du football français, sans se déshonorer cette fois, ont perdu la tête. Il concerne la taxe de 75% que François Hollande et son gouvernement veulent imposer aux sociétés qui emploient des collaborateurs touchant annuellement plus de 1 million d’euros. Afin de protester contre cette mesure, l’assemblée générale des clubs professionnels a décidé à l’unanimité d’une grève des matches le week-end du 29 novembre au 2 décembre, une première depuis 1972. Cependant, pour trouver une décision plus stupide, on doit certainement remonter beaucoup plus loin que 1972.

Il faut manquer de la moindre capacité d’empathie pour ne pas avoir compris que cette grève serait perçue comme la défense des revenus de privilégiés au moment où notre pays est frappé par une crise et un niveau d’imposition presque sans précédent. Cette décision est d’autant plus aberrante que le football français est vertueux financièrement, grâce à la mise en place de la Direction nationale du contrôle de gestion de la Ligue qui contrôle la situation juridique et financière des clubs professionnels. Cette organisation représente une certaine incongruité dans l’écosystème du football européen où beaucoup de clubs accumulent les déficits et les dettes sans aucune retenue.

Pourtant, plutôt que de faire valoir leur relative vertu, les dirigeants du football français ont adopté une approche qui les rend inaudibles et donne des munitions au gouvernement pour les morigéner devant l’opinion publique. Je propose (gratuitement) une idée aux dirigeants de notre football professionnel : au lieu de fomenter une grève (qui rappelle si pernicieusement celle de Krysna), organiser des journées portes ouvertes dans tous les clubs afin de mettre les joueurs à la disposition de leurs supporters, d’offrir des visites de leurs installations (y compris les vestiaires qui sont souvent des lieux mythiques pour les fans) et de faire oeuvre de pédagogie sur leur situation financière et leur bonne conduite dans ce domaine. Cela leur permettrait de s’allier plutôt que de s’aliéner l’opinion publique.

Ces deux événements consécutifs – absolution de Patrice Evra et grève des matches – nous rappellent que les dirigeants du football français n’ont pas intégré cette admonestation de Talleyrand : “l’honneur a été conçu pour faire produire à la vanité les effets de la vertu“.

Il serait temps qu’ils s’en inspirent.

5 commentaires sur “Les dirigeants du football français ont le cerveau carré”

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Bonjour,

Je viens de lire votre article et je souhaitais vous exprimer mon total accord avec votre analyse. Cette affaire est un concentré de tout ce qui ne faut pas faire en matière de management. Je suis formateur en management en France et parfois à l’étranger et j’ai pris ce cas en exemple pas plus tard que la semaine passée lors de mes formations. Je dois ajouté qu’il est malheureusement loin d’être isolé dans notre beau pays. Cela est beaucoup plus préoccupant. Car à l’inefficacité économique nous rajoutons l’incompétence managériale. La France a fini de vivre de la rente qu’elle tirait de son empire. Elle feint de l’ignorer. Nous boirons le calice jusqu’à la lie.

Bonjour,
Le péché originel du foot français viendrait d’une déclaration (officieuse? à chaud?) de Jacques Chirac! Quelle surprise! Le problème avec Zidane, c’est que ce coup de tête correspond aussi à sa fin de carrière et que tout commentaire prenait alors valeur de bilan. Il était assez délicat de condamner un homme qui a grandement contribué à rapporter à la France sa première coupe du monde, et dont la vie pulique en dehors des terrains était à l’époque limitée à celle du parrain de l’association ELA. Il paraît bien facile de porter un jugement en 2013 sur le personnage, à froid, lorsque la photo du champion a jauni et après son soutien à la candidature du Qatar à la CDM 2022. Le président de la République de l’époque n’avait quant à lui pas notre recul et ne peut pas pour cette raison être blamé de la sorte. Je note que vous n’avez pas parlé des sponsors, des agents, et pourquoi pas du staff médical dans votre article, ce sont pourtant des intervenants qui peuvent selon moi avoir aussi une influence durable auprès d’une équipe tout autant qu’un bref commentaire de chef d’Etat. J’ai presque envie de dire que votre analyse sur ce point est abracadabrantesque !
La première erreur de la FFF, et le premier grand écart entre le terrain, l’encadrement et les supporters, c’est à la Coupe du Monde 2002: L’équipe sombre sans le maestro, par épuisement des matches amicaux à répétition, Et monsieur Simonet (président FFF de l’époque) va arroser la défaite au grand cru de Bourgogne dans un grand restaurant de Séoul ! Ce dernier sera plus tard condamné à de la prison avec sursis pour fraude sur les comptes de la fédération. Il y avait un voyou aux commandes.
Seconde erreur : avoir prolongé le contrat de Raymond Domenech après le résultat de 2006, puis 2008. Rapidement détesté des supporteurs, puis détesté des commentateurs, des irlandais, et finalement des joueurs, totalement seul et dépassé en 2010, les dirigeants de la fédération ont cette fois pêché dans le recrutement. Le reconnaître, c’était accepter qu’on s’était trompé, plus de l’orgueil qu’un manque de courage. Peut-être que cela évitait aussi de payer le parachute doré qu’avait négocié l’intéressé…
Après cela, quelle autorité ont les successeurs pour se permettre de condamner les comportements des joueurs? Les conséquences de la dernière sortie (lamentable) d’Evra sont une attitude tendant vers l’union sacrée avant les échéances terribles des barrages. Il n’y a pas que Knysna qui hante le football français, il y a Kostadinov et Ginola aussi.

Cher riphifhy,
Nous sommes globalement d’accord sur les racines du mal même si nous ne les faisons pas remonter à la même origine.
Je n’implique généralement pas les turpitudes gastronomiques de Claude Simonet dans la débâcle actuelle de l’équipe de France car elles ne concernent pas le terrain mais on peut en effet soutenir qu’elles ont initié la défaite de l’autorité au sein du football français.
En revanche, je ne comprends pas votre défense de Jacques Chirac sur ce point d’ailleurs extrêmement mineur pour lui, défense qui est d’ailleurs fondée sur une lecture abracadabrantesque – pour reprendre votre terme – de mon article. Comme je l’indique, c’est bien toute la France (y compris naturellement les sponsors et les médias) qui a absous Zidane, pas seulement Jacques Chirac. Incidemment, ce dernier l’a fait ni officieusement ni à chaud mais en recevant l’équipe à l’Elysée à son retour d’Allemagne. Quant à mon avis sur Zidane, il n’est pas effectué a posteriori (j’avais le même à l’époque et déjà en 1998 lors de son carton rouge contre l’Arabie saoudite) et il n’a absolument aucun rapport, pour ce qui me concerne, avec ses liens avec le Qatar qui ne concernent pas sa performance sur le terrain.
Xophe

La taxe à 75%, si elle est appliquée, marque la fin définitive des “petits” clubs francais (Lyon, Lille, Marseille !) sur la scène européenne car ils ne pourront plus prétendre concurrencer les clubs des autres pays, à cause de leur incapacité à attirer les talents. La conséquence, c’est la fuite des gros salaires, un championnat en déclin. Pour les “grands” clubs (PSG et Monaco), ce n’est finalement pas un problème car ils pourront toujours payer et rester attractifs, mais pour les autres, c’est inacceptable. Cette menace de grêve est finalement perçue dans l’opinion comme l’équivalent du mouvement des bonnets rouges, et s’ajoute au ras-le-bol général, c’est tout sauf un manque d’empathie!

Cher riphifhy,
Ne faisant pas de politique française sur Superception, je ne me prononce pas sur le fond du dossier de la taxe à 75%.
Je confirme en revanche que la grève annoncée – et abandonnée depuis la parution de mon article – constitue un gigantesque manque d’empathie dans le message symbolique qu’elle envoyait aux Français. Et je ne sais pas où vous avez vu qu’elle avait été soutenue si unanimement par nos concitoyens.
Xophe

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